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Lyon
Lyon est une perle rare, une ville émouvante, capitale des Gaules, de la gastronomie, de l'imprimerie, de la soie et des murs peints. Capitale régionale à n'en point douter, celle de la région Rhône-Alpes, des affaires genevoises aux portes de la Provence, en passant par les collines viticoles, les sommets enneigés et les bassins industriels.La ville possède trois qualités qui peuvent sans conteste faire d'elle une capitale : elle est fière, elle est belle, elle est rebelle. Elle est fière car tous les Lyonnais se sentent investis d'une spécificité dont ils peuvent se vanter : ils sont Lyonnais !Belle car depuis trente ans, elle vit une véritable renaissance. Des gens de talent ont redonné du rose aux joues aux façades du vieux Lyon, comme pour rapprocher la cité de la Méditerranée. Les vastes places rutilantes, qui bombent le torse, ont été merveilleusement réhabilitées, honorées par des fontaines. La ville Renaissance porte bien son nom. L'Unesco ne s'est pas trompé en inscrivant 500 hectares de la cité au Patrimoine mondial de l'humanité. Un record !Rebelle, aussi, car Lyon ne se rend jamais. La ville n'a pas oublié Jean Moulin ou Klaus Barbie. Rebelle encore depuis les « traboulesques » et revendicatives descentes de canuts. Rebelle enfin comme Guignol qui amuse les enfants en raillant les bourgeois et en défiant le gendarme.À Lyon, il faut se coucher tard ou se lever tôt. Et surtout, ne pas rater l'heure magique où la Saône scintille, où les façades brillent, où les fresques s'animent.
Carte d'identité
- Caractéristiques : chef-lieu du département du Rhône (69) et capitale de la région Rhône-Alpes.
- Population : 466 000 habitants (les Lyonnais), 3e ville française.
- Le grand Lyon : 1 300 000 habitants. La communauté urbaine regroupe 55 communes.
- Maire : Gérard Collomb (PS).
- Ville inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. Près de 500 ha ont été classés, incluant le vieux Lyon, la colline de Fourvière, les pentes de la Croix-Rousse et la presqu'île.
Lyon est composée de telle manière que ses principaux quartiers possèdent une identité propre et bien marquée. Il est donc très facile de s'y retrouver. Distinguons plusieurs entités qui, chacune à leur manière, revêtent une importance historique singulière et un bonheur esthétique particulier.
- Fourvière : connue des automobilistes estivaux pour son trop fameux tunnel. Mais avant d'être un tunnel, Fourvière est une colline abrupte dominant l'ouest de la ville. C'est l'ancienne ville romaine aujourd'hui dominée par une célèbre basilique. C'est « la colline qui prie » puisque ce petit quartier est couvert d'écoles, de centres religieux et d'espaces verdoyants.
- Le vieux Lyon : il s'étend au pied de la colline, le long de la Saône. C'est la ville de la Renaissance, la deuxième plus grande d'Europe après Venise. C'est dans ce quartier que se situe la majorité des traboules lyonnaises, passage entre deux rues à l'intérieur des bâtiments. Construites dès le Moyen Age, elles ont été l'un des atouts de la résistance lyonnaise pendant la 2de guerre mondiale.
- La presqu'île : en traversant la Saône, on tombe sur la presqu'île, étroite bande de terre de 600 à 800 m de largeur, « où l'on gagne de l'argent ». On est là entre Saône et Rhône. C'est le siège des places Bellecour et des Terreaux, de l'opéra et de l'hôtel de ville... Saône et Rhône se rejoignent à l'extrémité sud de la presqu'île.
- La Croix-Rousse : c'est la « colline qui travaille », située au nord de la presqu'île. La Croix-Rousse, bastion des canuts, a conservé une vie de village populaire, malgré l'embourgeoisement du quartier. On distingue les pentes de la Croix-Rousse et, plus haut, le plateau.
- La rive gauche : au-delà du Rhône, vers l'est, la dernière extension de la ville, avec les halles de Lyon, la zone commerciale et la gare de la Part-Dieu, et jusqu'aux portes de ses gigantesques banlieues avec Villeurbanne au nord-est.
- Et puis, au sud-est, les quartiers de Montchat, de Monplaisir et des États-Unis, où l'architecte Tony Garnier (1869-1948) insuffla un coup de neuf au quartier en réalisant un important ensemble de structures (comme la halle Tony Garnier, une grande salle de concert) et d'habitations au début du XXe siècle.
Infos pratiques
Renseignements touristiques
- Office du tourisme : place Bellecour, 69002 Lyon. Tél. : 04-72-77-69-69. Internet : www.lyon-france.com. M. : Bellecour. Ouvert du lundi au samedi de 10 h à 17 h 30 ; du 19 juin au 30 septembre, de 9 h 30 à 18 h.
- Comité régional du tourisme Rhône-Alpes : 104, route de Paris, 69260 Charbonnières-les-Bains. Tél. : 04-72-59-21-59. Internet : www.rhonealpes-tourisme.fr.
- Comité départemental du tourisme du Rhône : 35, rue Saint-Jean, 69005 Lyon. Tél. : 04-72-56-70-40. Internet : www.rhonetourisme.com. Fermé au public mais peut envoyer de la documentation sur demande.
Presse
- Journaux quotidiens : Le Progrè, Lyon Figaro (supplément à l'édition nationale).
- Hebdos : Lyon poche et Lyon capitale. On dit « Lyon cap' » pour pas faire trop plouc. Sort le mercredi. Excellent hebdo de vie locale, assez caustique, toujours à la pointe de l'actu et portant sur les événements un regard qui nous plaît bien. Les hebdos gratuits : Le Petit Bulletin (sur la vie culturelle lyonnaise : ciné, théâtre, musique, expos, conférences avec interviews et chroniques) et À nous Lyon (diffusé dans le métro).
- Mensuel : Lyon Mag.
- Bimestriels gratuits: Grain de sel et Bulles de gones, sur les infos culturelles à destination des enfants. On les trouve notamment dans les mairies et à l'office du tourisme.
- Guides : Le Petit Paumé, un excellent guide annuel édité par des étudiants de l'E.M. Lyon (École de Management). Sort en septembre. Exhaustif, bien fait et gratuit, il est distribué en place publique. On se l'arrache avec raison dès sa sortie, et le soir même du premier jour de sa diffusion il est introuvable. L'office du tourisme édite Lyon, le Guide. Tout aussi pratique … et gratuit aussi !
Hébergement
Ville de congrès, Lyon a l'habitude d'accueillir du monde et s'est équipée en conséquence. On trouve en ville des hébergements pour jeunes, une association proposant des logements chez l'habitant, mais aussi de nombreux hôtels de toutes catégories, des Bed & Breakfast ainsi que des campings, dont certains assez proches.
Malgré tout, la ville manque encore de locations peu chères. Si vous disposez d'un petit budget, pensez à réserver bien à l'avance et n'hésitez pas à faire appel à l'office du tourisme, qui possède un service de réservation et peut vous aider à trouver une chambre.
Activités
Les parcs et lieux de détente
- Le parc de la Tête-d'Or : 69006 Lyon. Tél. : 04-72-69-47-60. Internet : www.parc-tete-dor.com. M. : Foch ou bus numéros 4, 27, 36, 41 et 47. L'ensemble du parc est ouvert de 6 h 30 à 20 h 30 h (22 h 30 h de mi-avril à mi-octobre). Entrée gratuite.
Location de barques et d'engins nautiques à pédales, vélos multiplaces, piste de mini-kart. Balade autour de l'île, avec visite commentée, en petit train touristique sur rail tracté par une locomotive de 1948, La Dauphinoise. Départ du vélodrome. Tarif : 1,80 par personne.
Parmi les institutions, le Carrousel enfantin, deux manèges dont le plus vieux date de 1895 et possède même son site Internet : www.maneges.com. Également un restaurant avec une belle terrasse qui donne sur le lac et plusieurs buvettes. Il y a sept entrées pour pénétrer dans le parc, mais la plus belle est en bas du boulevard des Belges, au bord du Rhône. Beau travail de ferronnerie dans le style XVIIIe siècle.
Ce parc a même un directeur, pour la bonne coordination de ce petit monde, chose unique en France ! Quelques chiffres : 105 hectares, 2 millions de visiteurs par an, plus de 8 800 arbres, 450 animaux (sans compter les écureuils, les pigeons et les poissons du lac), 5 000 m2 de serres (qui flirtent avec les hôtels particuliers de l'avenue Verguin).
- Le jardin botanique et les serres du parc de la Tête-d'Or : 69006 Lyon. Tél. : 04-72-82-35-02. Internet : www.jardin-botanique-lyon.com. M. : Masséna ou Foch. Bus numéros 36 et 41. Jardin botanique en plein air ouvert de 9 h à 17 h (18 h d'avril à septembre). Jardin alpin ouvert d'avril à septembre de 9 h à 11 h 30. Serres ouvertes toute l'année de 9 h à 16 h 30, et d'avril à septembre de 9 h à 17 h 30 (sauf la serre de Madagascar, qui ferme toute l'année entre 11 h 30 et 13 h 30). Entrée gratuite.
Le jardin botanique de Lyon a été fondé en 1796 sur les pentes de la Croix-Rousse.
Lorsque le parc de la Tête-d'Or fut créé en 1856, le maire de l'époque décida de l'y transférer. Il comprend les serres (petites, grandes et celle des plantes de Madagascar) et le jardin de plein air, une dizaine de collections sur des thèmes différents : arbustes, bambous, pivoines, roseraie, jardin d'hiver, jardin alpin, arboretum, fougeraie, école de botanique, serre des plantes carnivores, etc.
- Le Grand Parc Miribel-Jonage : tél : 04-78-80-56-20. www.grand-parc.fr. M. : Laurent-Bonnevay, puis bus n° 83 (le parc est desservi par le bus uniquement de mai à octobre).
Le parc accueille près de 4 millions de visiteurs par an, Lyonnais, banlieusards et vacanciers.
Sur 2 200 ha de nature préservée et 350 ha de plan d'eau, cette vaste base de loisirs est l'un des plus grands parcs péri-urbains d'Europe. Routes goudronnées ou chemins de terre pour les cyclistes, un immense îlot de verdure et des plans d'eau. À quelques minutes du centre-ville. Aires de jeux et de pique-nique fleurissent un peu partout, ainsi que restaurants et buvettes en saison. Des balades guidées à thèmes sont également proposées par des animateurs. On va sur une des plages (il y a aussi une plage naturiste), on se baigne, on bronze et, quand il y a du vent, on fait même de la planche à voile..
- Les bords de Saône et l'île Barbe : en remontant tranquillement les bords de Saône, vous découvrirez l'île Barbe soit en faisant une croisière sur la Saône, soit en allant dans le Beaujolais, que vous montiez par la rive droite ou par la rive gauche de la Saône. C'est l'occasion d'une petite halte agréable.
- En poursuivant plus au nord, on découvre les guinguettes des bords de Saône, où se déroulent les dimanches lyonnais.
Où voir Guignol ?
- Le Guignol de Lyon et la compagnie des Zonzons : 2, rue Louis-Carrand, 69005 Lyon. Tél. : 04-78-28-92-57. M. : Saint-Jean, Vieux-Lyon ou Hôtel-de-Ville. Bus numéros 1,3, 19, 20 et 21. Fermé en janvier et de mi-juillet à mi-août pour cause de tournées. Spectacles tous publics : 9 euros ; enfants : 7 euros ; spectacle pour adultes en soirée : 15 euros
Cette équipe de passionnés, totalement dévouée à la cause de Guignol, ne se contente pas de maintenir en vie des marionnettes : elle les intègre dans la vie culturelle de la ville. Plusieurs spectacles tournent, pour l'immense plaisir d'un large public de 3 à 103 ans et plus.
- Le Guignol du parc : tél. : 04-78-93-71-75. internet : www.theatre-guignol.com. Entrer par la porte de la Tête-d'Or située en haut du boulevard des Belges ; le théâtre se situe derrière le parc aux Daims. Représentations les mercredis, samedis, dimanches, jours fériés et pendant les vacances scolaires à 15 h, 16 h, 17 h et 18 h. Adultes : 3,30 ; enfants : 2,80
Un classique de Guignol qui fait rire les enfants depuis des générations. Il n'est pas sûr qu'ils comprennent toujours l'argot des gones à cause de l'accent, mais ils rient.
- Guignol, un gone de Lyon, compagnie Daniel Streble : 65, boulevard des Canuts, 69004 Lyon. Salle La Ficelle (1er étage). Réservations : 04-72-32-11-55 (de 9 h à 13. M. : Hénon. Adultes : 8 ; enfants : 7
Du guignol traditionnel.
Fêtes et manifestations
- Le Salon international de la Restauration, de l'Hôtellerie et de l'Alimentation (SIRHA) : Internet : www.sirha.com. Une année sur deux, fin janvier. Bien sûr, ce salon est le rendez-vous de tous les pros de la restauration et des métiers de bouche, mais avec le temps, de plus en plus de gastronomes s'y rendent en dilettante. Cette manifestation a été très médiatisée grâce au « Bocuse d'Or », concours de cuisine qui fait s'affronter devant les fourneaux des chefs du monde entier. Vous y croiserez sûrement quelques grands chefs étoilés de France et d'ailleurs.
- Voyage musical d'hiver à Lyon : Internet : www.voyagemusical-lyon.fr. Un week-end en janvier. 3 concerts regroupés le dimanche et organisés dans la salle Molière (18 quai de Bondy, 69005 Lyon, tél. : 06-83-89-17-85) ou au musée des Beaux-Arts. Rencontres de musique de chambre autour d'un trio de compositeurs, avec des artistes de très haut niveau. Également d'autres activités culturelles organisées en partenariat avec plusieurs musées de la ville.
- La foire de Lyon : tous les ans pendant dix jours fin mars, à Eurexpo, avenue Louis-Blériot, 69680 Chassieu. Tél. : 04-72-22-33-44. Internet : www.foiredelyon.com. Autoroute direction Chambéry-Grenoble, sortie Eurexpo. M. : Laurent-Bonnevay, puis navette TCL. Une foire absolument immense qui réunit un large public de particuliers et professionnels. Tourisme, bricolage, décoration, sports, multimédia, jardinage, gastronomie, etc. C'est la vitrine annuelle de milliers d'entreprises, qui y installent leur stand et leurs meilleurs vendeurs.
- Quais du polar : pendant 3 jours, fin mars-début avril. Renseignements auprès de l'office du tourisme ou sur le site Internet : www.quaisdupolar.com. Festival du roman et du film noir. Pour les fans du genre policier sous toutes ses formes, des rencontres, conférences et activités sont organisées en différents lieux de la ville.
- Les Musicales : 10 jours au printemps. Renseignements : tél. : 04-72-00-20-98. Festival de musique de chambre.
- La fête de la Renaissance des Penons et la brocante du vieux Lyon : fête traditionnelle qui se déroule respectivement les 2e et 3e dimanches de juin, et donne un cachet particulier au quartier Saint-Jean. Le secteur piéton est envahi. Point d'orgue : la reconstitution du mariage d'Henri IV et de Marie de Médicis.
- Les nuits de Fourvière : de début juin à début août. Renseignements et programme à l'office du tourisme et sur le site Internet : www.nuits-de-fourviere.org. L'amphithéâtre romain de Fourvière s'anime tous les soirs avec une programmation éclectique de grande qualité. Sous le ciel étoilé, on peut voir évoluer une troupe de danseurs polynésiens, le ballet Béjart, assister à un concert de Vincent Delerm ou à un récital de Montserrat Caballé
- Les invites de Villeurbanne : juste à la sortie est de Lyon. Les invites durent en général 3 jours et se tiennent fin juin, autour du solstice. Espace info : 3, avenue Aristide-Briand, 69100 Villeurbanne. Tél. : 04-72-65-00-66. Internet : www.mairie-villeurbanne.fr. Décapant. Concerts, spectacles, arts de la rue, théâtre, installations plastiques créés par les habitants eux-mêmes.
- L'été - Les pentes : depuis six ans, dans les cours et sur les places de la Croix-Rousse, de nombreux concerts et pièces de théâtre ouverts à tous durant tout l'été. Le programme est disponible à l'office du tourisme.
- Le quai des Guinguettes : pendant une semaine autour du 14 juillet, les berges du Rhône se transforment en véritable plage urbaine avec sable, eau, transats … De 12 h à minuit, sur les quais du centre-ville aménagés pour accueillir piétons, vélos et autres rollers, les estivants peuvent alterner entre buvettes, concerts et jeux de boules. Renseignements à l'office de tourisme.
- Les Biennales de la danse et de l'art contemporain : en septembre, à tour de rôle, une année sur deux. Renseignements : tél. : 04-72-07-41-41. Internet : www.biennale-de-lyon.org. Événements à ne manquer sous aucun prétexte, pour les connaisseurs mais aussi pour ceux qui souhaitent mieux comprendre ou découvrir ces disciplines. En général, on n'en ressort pas indemne, et les a priori en ont pris un sérieux coup.
- La foire aux Tupiniers : le 2e week-end de septembre, dans le quartier Saint-Jean. Le plus important marché européen de poteries, où se réunissent les plus grands artisans. Vous l'aurez compris, on ne vient pas ici acheter sa poubelle de table, mais pour découvrir des artistes doublés de véritables techniciens.
- La vogue aux marrons de la Croix-Rousse : de fin septembre au 11 novembre. C'est la vogue des marrons et du vin bourru (le vin blanc doux nouveau), qui a lieu tous les ans à l'automne et dure un mois. Une fête foraine se déroule sur le boulevard de la Croix-Rousse.
- La semaine du Goût : en octobre. Internet : www.legout.com. D'ampleur nationale, l'événement fait recette dans la capitale du bien-manger, et vise à nous éveiller au goût.
- La fête des Lumières : durant 4 nuits aux alentours du 8 décembre. Internet : www.lumieres.lyon.fr. Le plus grand événement de Lyon, d'envergure internationale, attire chaque année quelque 4 millions de visiteurs dans les rues de la ville magnifiquement éclairée de toutes les couleurs. Des scénarios spectaculaires projetés sur les façades des principaux édifices aux petites formes implantées dans les traboules de la Croix-Rousse ou du vieux Lyon, les noctambules en prennent plein les mirettes grâce au talent d'artistes éclairagistes lyonnais et internationaux.
- Le Festival de Musique ancienne du vieux Lyon : chaque année au mois de décembre pendant une quinzaine de jours. Renseignements : tél : 04-78-38-09-09. Internet : www.lachapelle-lyon.org. Ce festival conjugue musique et patrimoine avec des concerts de virtuoses dans des lieux exceptionnels.
Shopping
- La cité des Antiquaires : 117, boulevard de Stalingrad, 69100 Villeurbanne. Tél : 04-72-69-00-00. Internet : www.cite-antiquaires.fr. Ouvert les jeudis, samedis et dimanches de 10 h à 19 h ; du 1er juin au 31 août, fermeture à 13 h le dimanche. Longer le parc de la Tête-d'Or par le boulevard des Belges qui devient l'avenue Verguin ; au bout, tourner à gauche sous le pont de chemin de fer, c'est à 300 m sur la droite.
Un vrai centre commercial de l'antiquité, sur deux niveaux, avec atrium et escaliers roulants. Pour les amateurs de meubles, peintures et beaux objets de tous styles. C'est le 2e passage obligé après la rue Auguste-Comte, qui est dans la presqu'île. L'avantage de la cité, pour les néophytes et les curieux, est qu'elle permet d'aller librement d'un stand à l'autre. On ne pousse pas à chaque fois la porte d'un magasin, donc on se sent plus libre.
- Les puces du Canal : 1, rue du Canal, 69100 Villeurbanne. Tél : 04-78-79-15-92. Internet : www.pucesducanal.com. Prendre le périphérique en direction de Genève, puis sortir à Villeurbanne Croix-Luiset. Suivre le fléchage « Puces du Canal » en repassant sous le périphérique, direction Villeurbanne-Saint-Jean. Ouvert le dimanche de 6 h à 13 h, et du jeudi au samedi de 8 h à 12 h (plus petit). On y va d'abord pour l'ambiance, le folklore. Mais, comme dans tous les marchés aux puces, on fouille, on chine et on fait parfois de bonnes affaires. 400 stands environ, professionnels et particuliers confondus, certains sous abris, les autres en plein air.
L'hiver et par temps pluvieux, on patauge dans la gadoue, on se réchauffe en buvant un chocolat chaud ou en mangeant une merguez. Des puces, on repart toujours avec un petit quelque chose, un vieil ours en peluche, un meuble ou une pièce détachée introuvable. Alors, que vous soyez collectionneur ou curieux, n'oubliez pas de marchander.
Les musées
- Le musée des Beaux-Arts : 20, place des Terreaux, 69001 Lyon. Tél. : 04-72-10-17-40. Internet : www.mba-lyon.fr. Fermé les mardis et jours fériés. Entrée pour les collections permanentes : 6 euros; réductions ; gratuit pour les moins de 18 ans.
Cette ancienne abbaye bénédictine des dames de Saint-Pierre a été réalisée au XVIIe siècle selon les plans de l'architecte avignonnais François Royers de la Valfenière. Après la Révolution de 1789, les dames bénédictines sont expropriées. Le palais Saint-Pierre, sécularisé, accueille les oeuvres confisquées aux émigrés et au clergé.
Dès 1801, il devient un petit musée officialisé par un décret napoléonien. Mais à cette mission éducatrice s'ajoute une fonction utilitariste. Le musée doit être une source d'inspiration autant qu'un lieu d'apprentissage. Les édiles veulent relancer le commerce des manufactures lyonnaises : celles dont l'industrie est basée sur l'art du dessin, la composition du motif, l'étude de la fleur : les soieries.
Grand consommateur, l'État comprend aussitôt les enjeux et envoie à Lyon - fait unique en province - quelque 110 tableaux entre 1803 et 1811. Parmi ces toiles, des Véronèse, Tintoret, Rubens, Champaigne. La peinture de fleurs est à l'honneur. Un temps. Collectionneur d'objets égyptiens, l'archéologue-conservateur François Artaud entend tout autant rappeler le rang de Lugdunum dans l'histoire nationale. Les objets collectés (mosaiques, bronzes, antiquités grecques, égyptiennes et romaines...) vont rapidement dépasser le cadre utilitaire de leur présence.
Tandis que l'école des Beaux-Arts donne peu à peu naissance à l'école lyonnaise et dans des champs autres que ceux pour lesquels elle avait été créée. Le palais des Arts se transforme progressivement en musée encyclopédique.
C'est aujourd'hui le plus grand musée régional français. Un ensemble de 14 500 m2 entièrement rénové par les architectes Dubois et Wilmotte. 70 salles permanentes font ainsi courir l'art pharaonique jusqu'aux peintures du XXe siècle présentées au 2e étage pour tirer profit de la lumière naturelle.
- Le musée des Tissus : 34, rue de la Charité, 69002 Lyon. Tél. : 04-78-38-42-00. M. : Ampère-Victor Hugo. Ouvert de 10 h à 17 h 30. Fermé les lundis et jours fériés ainsi que les dimanches de Pâques et de Pentecôte. Entrée : 6 euros ; réductions ; gratuit pour les moins de 18 ans. Visite guidée le dimanche à 15 h.
La capitale de la soie se devait de rendre hommage aux tissus du monde. Elle a installé dans l'hôtel de Villeroy, du XVIIIe siècle, ancienne résidence du gouverneur du Lyonnais, sa superbe collection, certainement l'une des plus remarquables au monde. Ici est retracée l'histoire du tissage et du décor textile sur plus de 4 000 ans. Véritable musée de référence par sa diversité et la qualité des modèles proposés : toutes les matières (soie, laine, coton, viscose...), toutes les techniques de tissage (taffetas, satin, velours, sergé...), toutes les provenances (surtout Asie, Moyen-Orient et Europe) et toutes les époques sont présentées.
Une bonne partie des soieries provient des ateliers lyonnais des XVIIIe, XIXe et XXe siècles, car le musée se situe dans la lignée des musées d'art industriel, nés des expositions universelles. L'autre moitié concerne les textiles du début de notre ère, notamment des étoffes coptes, ainsi que des tissus et vêtements médiévaux. De nombreuses acquisitions proviennent de collectionneurs privés : Côte, Gayet, Guimet, Graf, etc.
- Le musée de l'Imprimerie : 13, rue de la Poulaillerie, 69002 Lyon. Tél. : 04-78-37-65-98. Internet : www.imprimerie.lyon.fr. M. : Cordeliers. Ouvert du mercredi au dimanche de 9 h 30 à 12 h et de 14 h à 18 h. Fermé les lundis, mardis et jours fériés. Entrée : 4 euros; réductions ; gratuit pour les moins de 18 ans. Visites guidées à thèmes d'octobre à juin le 1er dimanche de chaque mois à 15 h. Ateliers (calligraphie, lithographie, enluminure, etc.) ouverts au public. Expositions temporaires.
Dans l'hôtel de la Couronne, élégante demeure Renaissance qui servit d'hôtel de ville jusqu'au XVIIe siècle. On y battait même la monnaie, et les échevins y avaient chacun son balcon.
Sur 2 niveaux, on vous raconte la grande aventure du livre, des origines à nos jours, et une partie conséquente est consacrée à son histoire lyonnaise. En effet, Lyon fut à la Renaissance l'un des plus importants centres d'imprimerie d'Europe et contribua de façon majeure à la diffusion de la pensée de l'époque. Chaque thème est résumé sur des panneaux didactiques, ce qui permet de ne pas se noyer.
- Le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière et le parc archéologique de Fourvière : 17, rue Cléberg 69005. Tél. : 04-72-38-49-30. Internet : www.musees-gallo-romains.com. Ouvert du mardi au dimanche de 10 h à 18 h (17 h hors saison). Fermé le lundi ainsi que les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre. Bibliothèque spécialisée accessible au public. Parc archéologique ouvert tous les jours de 7 h à 19 h (21 h en été). Entrée gratuite pour le parc ; musée : 3,80 euros ; gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs et RMIstes, et pour tous le jeudi. Visites guidées, ateliers thématiques et expositions temporaires.
Possibilité de compléter la visite avec le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal (non loin de Vienne). Inauguré en 1975, ce musée superbe et intelligent a été pensé par l'architecte Bernard Zehrfuss (grand prix de Rome en 1939). Sa structure intégrale de béton armé se marie et se fond superbement et discrètement dans le cadre des vieilles pierres. Ce musée retrace, suivant un parcours chronologique et thématique, les premiers siècles de l'histoire lyonnaise.
- Le musée Gadagne - Histoire de Lyon et m arionnettes du monde : place du Petit-Collège (rue de Gadagne), 69005. Tél. : 04-78-42-03-61. Internet : www.museegadagne.com. M. : Vieux-Lyon. L'exceptionnelle collection offre une large place à notre Guignol national, mais témoigne également de la richesse de l'art de la marionnette dans le monde entier. Un chantier titanesque est en cours pour doublier la surface d'exposition ! Au programme des nouveaux espaces : un café donnant sur des jardins, un théâtre pour conférences et spectacles, une salle de documentation avec consultation interactive … On devra attendre encore un peu pour découvrir le nouvel espace.
- Le musée d'Art contemporain de Lyon : Cité internationale, 81, quai Charles-de-Gaulle, 69006 Lyon. Tél. : 04-72-69-17-17. Internet : www.moca-lyon.org. M. : Foch ou Saxe-Gambetta, puis bus numéro 4 ou 47. Ouvert du mercredi au dimanche de 12 h à 19 h, sauf en périodes d'installation d'expositions ; téléphoner absolument. Visites individuelles guidées le week-end à 15 h 30. Entrée : 5 euros; réductions ; gratuit pour les moins de 18 ans.
En face de l'une des plus belles roseraies d'Europe appartenant au parc de la Tête-d'Or, le MAC occupe un bâtiment magnifique et arbore une façade datant des années 1930. Dans le hall, vous êtes accueillis par une installation permanente de Ben, un artiste qui a toujours des idées insolites (ici, une caricature de la société de consommation). Trois étages de 1 000 m2 chacun se modulent au grès des expositions qui changent tout au long de l'année. Le musée participe à l'organisation de la Biennale d'art contemporain depuis 1991.
Gastronomie
Lyon s'est autoproclamée capitale de la gastronomie. Si l'on en juge par la quantité de toques qui étoilent la région, par la qualité des produits disponibles (c'est ça le secret) et par l'amour passionné des Lyonnais pour la cuisine, ce titre n'est sans doute pas usurpé. Les restaurants fleurissent partout dans la ville et comblent les papilles des routards gourmands que nous sommes.
Les bouchons
Les bouchons sont des restaurants typiques de la gastronomie lyonnaise. Leur histoire remonte au temps des chevaux et des diligences. Lieu de passage entre le Nord et le Sud, les Alpes et le Massif central, Lyon fut de tout temps une étape indispensable au repos des hommes et des bêtes. Pendant que les hommes faisaient ripaille et dormaient à l'auberge, les chevaux se faisaient « bouchonner » la panse à l'aide d'une botte de paille. Un bouchon de paille était accroché à l'enseigne de ces auberges.
Faux ! La légende est belle, tourne rond et satisfait tout le monde. La vérité est plus complexe : une grappe de pommes de pin (l'insigne de Bacchus) ou un bouquet de paille étaient effectivement accrochés à la porte des cabarets pour indiquer que l'on pouvait y boire du vin. Ce bouquet de paille porte aussi le nom de bouche. Le temps faisant son travail, le mot se déforma de « bouche » à « bouchon ». Rien à voir, donc, avec le bouchonnage des chevaux.
Si l'histoire fut altérée, la cuisine resta de tout temps la même. Aujourd'hui encore elle est simple, roborative, goûteuse et les grands classiques sont toujours au menu : salaisons, bouilli (pot-au-feu en patois lyonnais), salade de pomme de terre, cervelle de canut (composition à base de fromage blanc persillé salé), andouillettes, tripes à la tomate, quenelles, etc.
Les mâchons
Avec l'avènement de l'ère industrielle et l'émergence du prolétariat, les auberges s'installèrent en centre-ville, afin de nourrir les ouvriers, et notamment les soyeux. Elles durent aussi s'adapter aux horaires de cette nouvelle clientèle. On inventa alors le mâchon, un solide casse-croûte matinal, reprenant les plats de base du traditionnel repas des bouchons.
Les mères
Un tout autre genre de restaurants, dont les assiettes « tiennent au corps », et qui ont aussi leur histoire. À la suite de bourgeoises faillites, de grandes familles durent, dans la première moitié du XXe siècle, se séparer de leur cuisinière. Certaines d'entre elles, qui maîtrisaient autrement mieux la préparation des mets que les aubergistes bougons, s'installèrent à leur compte et mirent leur compétence au service de la restauration publique.
Ainsi, tout le monde put découvrir les subtilités de la poularde en vessie, de la tête de veau roulée, des béatilles (crêtes, gésiers, foies, coeurs de coqs servis en ragoût), des cardons à la moelle ou du gâteau de foies de volaille. D'ailleurs, et symboliquement, Paul Bocuse est le fils de l'une d'elles.
Les produits
Venons-en au fait, puisque c'est bien dans la richesse des terroirs alentour que réside le secret de la réussite de la cuisine lyonnaise. Au nord, les vins du Beaujolais ou de Bourgogne, et les boeufs du Mâconnais ; à l'est, les vins du Bugey, les fromages de Saint-Marcellin, les porcs du Dauphiné, les poissons des lacs de Savoie et les volailles de Bresse ; à l'ouest, les charcutailles, les fruits et les vins des montagnes lyonnaises ; au sud, les grands côtes-du-rhône. Et partout, des producteurs scrupuleux qui font pleuvoir sur la ville leurs merveilles de gueule.
Les spécialités
Elles sont nombreuses, et il ne faut pas hésiter à goûter de tout, même si au premier abord certains plats peuvent paraître ragoûtants. Encore une fois, ce qui fait la réussite de cette cuisine, c'est la fraîcheur et la qualité des produits.
- Le saucisson à cuire : subtil mélange de jambon maigre et de lard gras, c'est l'une des vedettes de la farandole des charcutailles.
- La rosette : parmi les nombreuses variantes du saucisson.
- Le jésus, plus mignon et succulent, est un gros saucisson emmailloté comme le divin Enfant dans la crèche.
- Le cervelas : cette sorte de saucisson, lisse et à la peau rouge, est un plat de fête. Nature, pistaché ou truffé, il se déguste chaud ou froid, accompagné de pommes vapeur.
- Les salades lyonnaises : rassurez-vous, rien de bien léger et tout simplement délicieuses : salade de lentilles (le caviar lyonnais), pissenlits aux lardons, oeufs et croûtons, etc.
- Le tablier de sapeur : tranche triangulaire de « bonnet » (de la tripe pas grasse du tout), marinée quelques heures au vin, avant d'être panée et frite.
- Le gras-double: une bien peu ragoûtante appellation pour désigner l'un des grands classiques du mâchon.
- Les gratons : gras de porc frit puis séché, il est servi en petites bouchées et en amuse-gueules dans certains bouchons.
- L'andouillette lyonnaise : l'andouillette locale n'est composée que de fraise de veau grossièrement hachée.
- Les quenelles : prononcez « k'nelle ». Autre monstre sacré de la table locale, la quenelle, qui ressemble à une saucisse blanche, est une préparation très fine à base de semoule de blé dur, de lait et d'oeuf, à laquelle on ajoute du brochet, du veau ou de la volaille.
- La cervelle de canut : incontournable et inimitable, ce fromage blanc battu avec de la crème fraîche, du vinaigre et de l'huile d'olive, auquel on incorpore de l'ail, de la ciboulette, du persil, et de l'échalote hachés, puis une tombée de vin blanc des coteaux du Lyonnais.
- Les fromages : si le saint-marcellin est parvenu à se glisser sur toutes les tables lyonnaises, n'oublions pas le saint-félicien, le mont-d'or ou la rigotte.
- Le fromage fort : pas un fromage, mais des fromages. Ensemble de rogatons qu'on met dans un pot, qu'on arrose de vin blanc et qu'on oublie. Quand on s'en rappelle, on a du fromage fort.
- La pogne : : spécialité de Romans-sur-Isère (dans la Drôme). Déclinée sous plusieurs formes, du pain brioché garni de fruits confits ou de pralines à la tarte aux fruits rustique.
- La bugne : pâtisserie frite dans l'huile, craquante ou molle, saupoudrée de sucre. Confectionnée uniquement durant la période du carnaval. Super bon !
- La papillote : friandise (à base de chocolat et de pâte de fruits) enveloppée dans un papier frangé, brillant et multicolore, et contenant généralement une blague, un proverbe ou un pétard …
Transports
Transports en commun
- TCL (Transport en commun lyonnais) : 08-20-42-70-00 (0,12 /mn). Internet : www.tcl.fr. Informations dans les stations de métro Vieux-Lyon, Perrache, Bellecour, Cordeliers, Part-Dieu, Croix-Rousse...
- Les 4 lignes de métro (A, B, C et D) circulent de 5 h à minuit et quadrillent la ville en se croisant en 4 points. Très propre et rarement bondé
- Un funiculaire complète le réseau en montant vers Fourvière ou la Croix-Rousse.
- Également trois lignes de tramway : T1 relie Montrochet à l'IUT de Feyssine, et T2 Perrache à Saint Priest. La nouvelle ligne T3- Lé relie la gare Part-Dieu aux communes de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Meyzieu ; c'est la 1e ligne en France à rouler à une vitesse maximale de 70 hm/h.
Voiture
Lyon est un noeud très important, tant sur l'axe nord-sud que sur l'axe est-ouest. Les réseaux routiers et autoroutiers permettent l'accès en moins de 2 heures aux cimes des Alpes et en 3 heures à la Méditerranée.
De nombreux parkings ont été construits ces dernières années. Beaucoup ont été aménagés au bout des lignes de métro afin d'inciter les automobilistes à préférer les transports collectifs. Il est vrai que 100 000 véhicules traversent chaque jour la ville et que se garer dans Lyon est une vraie gageure. Un grand débat est aujourd'hui engagé sur le contournement autoroutier par l'ouest de Lyon et son contournement ferroviaire par l'est. Le bouchon légendaire de Fourvière verrait-il enfin le bout du tunnel ?
Train
Il y a trois grandes gares SNCF à Lyon, toutes fermées de 1 h à 4 h. Pour les infos, ligne surtaxée : 0892-35-35-35 (0,34 /mn). Très bien desservi, Lyon est relié par le TGV à Paris (2 h), Marseille (1 h 40), Nantes, Lille, Rennes, Bruxelles, Montpellier, et par le train traditionnel à Saint-Étienne, Toulouse, Bordeaux...
- Gare SNCF de Perrache : cours de Verdun, 69002 Lyon. Sur la presqu'île, au sud de Bellecour. Dessert en priorité les destinations vers le sud et l'ouest, mais la plupart des TGV de Paris s'y arrêtent.
- Gare SNCF de la Part-Dieu : boulevard Vivier-Merle, 69003 Lyon. Sur la rive gauche du Rhône. Créée en 1983 pour remplacer la gare des Brotteaux réhabilitée en restaurants, c'est la gare de la vallée du Rhône, donc pour les trains en partance vers le nord, le sud et le sud-est. C'est aujourd'hui le premier centre d'échanges européen.
- Gare SNCF Saint-Exupéry TGV : à l'aéroport du même nom, 2e plate-forme aéroportuaire après Paris. Magnifique construction de béton comme deux ailes d'oiseau, conçue par l'Espagnol Calatrava. Véritable « plate-forme multimodale », comme on dit dans les ministères (air, rail, route), qui préfigure les gares du futur. Des TGV, venus de Paris et du Nord, empruntent cette ligne nouvelle. Une liaison tramway entre Part-Dieu et Saint-Exupéry est prévue pour 2009.
Aéroport
BP 113, 69125 Lyon-Satolas. Tél. : 0826-800-826 (0,15 /mn). Internet : www.lyon.aeroport.fr. Cet aéroport fonctionne 24 h/24 et permet le lien avec 38 grandes destinations dans le monde. Il se trouve à une trentaine de kilomètres à l'est de Lyon et n'est pas bien pratique pour ceux qui viennent de villes situées à moins de 3 h de TGV.
Un peu d'histoire
Le temps des Romains : Congate et Lugdunum
Contrairement à l'histoire qu'ils écrivirent, les Romains ne furent pas les fondateurs de Lyon. Bien avant eux et outre l'occupation préhistorique du site, plusieurs tribus de Celtes gaulois, et notamment les Ségusiaves, avaient édifié des villages autour du quartier de Vaise (sur la Saône, au nord de Fourvière).
Rendons tout de même à César...
Après être passé par Lyon lors de sa chasse au Vercingétorix, , le grand Jules manda Munatius Plantus afin de créer sur le site une colonie destinée au repos des vétérans de la légion romaine. Nous voilà donc en 43 av. J.-C., fondation officielle de Lugdunum (littéralement « Colline du dieu Lug », dieu chargé du soleil, de la lumière, des arts et des métiers).
Dieu sauve Lyon
Ballottée entre les éphémères royaumes du haut Moyen Age, Lyon passa de mains en mains. Grands bénéficiaires de cette incertitude, les évêques d'une France fraîchement catholique, à la suite du baptême de Clovis (498), s'appuyèrent sur leurs martyrs pour installer durablement leur pouvoir sur Lyon.
Malgré les épidémies, les famines, les invasions, les dissensions politiques, les héritages hasardeux, les ambitions des seigneurs féodaux, ce fut, sous l'égide de l'Église, une époque de grand essor qui vit pousser de nombreux édifices religieux (abbayes, églises) et profanes (ponts, rues).
Cette constructive ferveur fut récompensée en 1074 par le pape Grégoire VII, qui décerna à l'archevêque de Lyon le titre envié (et jamais remis en jeu) de « primat des Gaules »
Foires, marchands et artisans
Au début du XVe siècle, Charles VII fit à Lyon un cadeau de prix : deux, puis bientôt quatre foires franches annuelles. L'aubaine de la libre circulation des marchandises attira des commerçants de toute l'Europe.
Soie, livre, argent et religions
Parmi les nombreuses marchandises qui transitaient par les foires lyonnaises, ce fut la soie, dont François Ier favorisa le tissage à Lyon, qui apporta la richesse à la ville. La quantité des échanges commerciaux et l'habileté des commerçants florentins suscitèrent le développement d'une prospère activité bancaire, dont Lyon s'enorgueillit toujours.
Mais le Lyon de cette florissante Renaissance, qui avait gagné une relative indépendance vis-à-vis du pouvoir royal, n'était pas qu'un îlot économique et commercial. Lyon devint, avec Venise et Paris, l'une des capitales du livre et de la vie intellectuelle.
XVIIe et XVIIIe siècles : pestes et révoltes, science et révolution
Au XVIIe siècle, Lyon connut bien des malheurs. Les lourds impôts collectés afin de satisfaire les besoins du pouvoir royal ébranlèrent l'économie locale et provoquèrent quelques émeutes. S'ajoutèrent des crues meurtrières et de nouvelles épidémies de peste, et la ville s'étiola.
Heureusement, on y créa tout de même un vaste hospice et des écoles qui, en formant la jeunesse, donnèrent sans doute une impulsion neuve à la ville.
Le temps des canuts, le temps des bâtisseurs
Napoléon, en exigeant que les soieries et velours de l'Empire fussent fabriqués à Lyon, relança l'économie lyonnaise. Le métier de Jacquard fit la fortune des soyeux, mais le malheur des canuts, laissés-pour-compte du progrès, restait entier. Ils se révoltèrent (notamment en 1831, 1834 et 1848) en jetant les bases de grands progrès sociaux : société mutualiste, épicerie coopérative, caisse de secours mutuel, caisse de retraite, et le premier journal ouvrier, L'Écho de la fabrique, qui, en 1833, titrait « Prolétaires de tout état, unissez-vous ».
Tout cela plut à Karl Marx. Il étudia le mouvement des canuts et recycla la formule avec le succès qu'on sait. Comment parler des canuts sans évoquer les immeubles de 6 étages et de 4 m sous plafond qu'on construisit pour qu'ils y logent leur métier, et qui font aujourd'hui le régal immobilier de la jeune bourgeoisie lyonnaise.
Révolution industrielle : ça tourne
Pendant des siècles, les tisseurs lyonnais transformèrent, tels des alchimistes, la soie en or. Leur crépuscule permit aux vrais chimistes de prendre le relais. Dès la fin du XVIIIe siècle, des fabriques de vitriol, de soude, d'acide, de colorants, de gélatine, de tout un tas de produits aussi chimiques que polluants et indispensables au progrès, fleurissent sur la rive gauche du Rhône.
Ca ne chôme pas non plus côté métallurgie et mécanique.
Herriot, une vie lyonnaise
50 ans de règne municipal, 2 guerres, une carrière politique nationale : rien ne pouvait arrêter Édouard Herriot (1872-1957), militant radical (centre gauche), célèbre autant pour sa diction que pour sa moustache et sa pipe. Cet orateur bougon et habile avait le sens du raccourci (« La politique, c'est comme l'andouillette : ça doit sentir un peu la merde mais pas trop »).
Rendons grâce à Herriot, qui eut le bon goût de faire appel, pour quelques grandes réalisations, à un architecte de talent : Tony Garnier.
Pradel, bétonneur devant l'Éternel
Après la mort d'Édouard Herriot, en 1957, un de ses conseillers municipaux, Louis Pradel, est élu - très provisoirement pense-t-on - au siège du maire.
La ville pousse, les réfugiés arrivent d'Algérie, le progrès des Trente Glorieuses est en route avec ses millions d'automobiles.
Initialisée sous le mandat d'Herriot, l'offrande de Lyon à la bagnole se concrétise par le tunnel de la Croix-Rousse, l'aménagement en autoroute des quais rive droite du Rhône, puis le monstrueux tunnel de Fourvière qui engendra des milliards d'heures perdues en embouteillage ainsi que le massacre architectural du cours de Verdun à côté de Perrache. Il ne se désengorgera qu'après l'inauguration, en 1997, d'un ubuesque périphérique (le TEO).
D'autres « merveilles » allaient illuminer les 20 années que durèrent les mandats de Pradel, qui se définissait lui-même comme « un amoureux du béton », et eut toujours à cœur d'honorer cet amour : grands ensembles construits au moindre coût et dont nous n'avons pas fini de payer au prix fort l'absence de lucidité des concepteurs (avec une exception tout de même : le musée archéologique de Bernard Zehrfuss) ; quartier « multifonctionnel » de la Part-Dieu, modèle de laideur grandiloquente dénuée de la moindre once d'humanité.
On ne sait ce qu'il serait advenu du vieux Lyon, si Malraux, alerté par l'actif monde associatif lyonnais, n'avait sauvegardé ce quartier Renaissance en 1964.
Le Lyon d'aujourd'hui
Francisque Collomb succéda à Pradel en 1977, sans laisser de trace mémorable dans le coeur et la ville des Lyonnais, hormis le lancement du quartier scientifique de Gerland et la réhabilitation de la halle Tony-Garnier.
Michel Noir, jeune et ambitieux représentant du renouveau de la droite française, prit la mairie en 1989. Ses louables intentions urbanistiques ne l'empêchèrent pas de se prendre les pieds dans le tapis des médias et des « facilités »
Puis ce fut le tour de Raymond Barre. Il géra tranquillement et honnêtement cette ville conservatrice et roublarde qui lui va si bien, et réussissant au passage à faire venir le G7 en 1996, puis tout aussi tranquillement, avec l'aide d'une équipe dynamique, à faire classer au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco 500 ha de sa ville, ce qui n'est pas rien, et enfin à mettre sur rail un important projet de réhabilitation du secteur de Perrache.
Depuis mars 2001, c'est Gérard Collomb (PS, et qui n'est pas de la même famille que son prédécesseur homonyme) la nouvelle figure de proue de la ville.
Les projets pour l'avenir
Dans le programme de Gérard Collomb, comptons la création d'espaces dédiés aux piétons, vélos et rollers, l'implantation d'un plus grand nombre d'entreprises et d'importants investissements culturels avec une revalorisation de l'histoire textile de la ville.
Signalons les grands projets actuels de la ville : l'aménagement des berges du Rhône (pistes cyclables, promenades, etc.), ainsi que le projet Lyon Confluence, qui projette de réaménager la pointe sud de la presqu'île, tant en terme d'emplois que de loisirs. Le Carré de Soie est l'autre grand projet pour la décennie 2000. Il prévoie un vaste pôle de loisirs comprenant l'hippodrome rénové, des nouveaux logements, et des espaces naturels préservés autour des canaux de Jonage et Miribel.
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Dernière mise à jour : le 01/12/2008 à 21h33
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